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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 11:50
Le 8 juillet 2010, on a moissonné à Saint-Orens -de-Gameville !

Il s'agissait d'une initiative de la Mairie de Sant Orens. L'idée était de Michel Sarrailh, adjoint chargé du développement durable et figure verte de Saint Orens. Il est à l'initiative de nombreuses actions dans notre petite ville et est en particulier le président de l'association Café'in, café citoyen.

Cette fois, l'idée était de rendre aux citoyens leur mémoire... Car qui sait encore comment on fait notre pain nourricier ?

La ville de Saint Orens a donc eu l'idée d'une initiative pédagogique qui s'étalera sur tout un an. De la moisson à la dégustation du pain...

Tout débute par un projet proposé par le Conservatoire Botanique de Midi Pyrénées visant à réintroduire des plantes messicoles (il s'agit de plantes qui poussaient en association avec les céréales, comme le bleuet). On avait déterminé un espace pour faire un semis sur un terrain municipal de la vallée de la Marcaissonne. Ce terrain étant en jachère depuis plusieurs années, l'idée est venue de semer en même temps du blé et des plantes messicoles...

On le sèmera de blé. Mais pas n'importe quel blé, un blé traditionnel, un blé ancien que l'on cultivait autrefois dans la région. Un agriculteur tarnais avait conservé quelques sacs de Bladette du Puylaurens, une variété locale dont on trouve la trace dans la littérature dès 1829... On se faisait un peu de soucis, il s'agissait de semance bien vieille, oubliée dans un grenier, mais finalement, elle a germé, et poussé... Et elle a donné un beau champ de blé !!!

MG 0854Et lorsque l'été s'en vient, le blé est mûr... Il faut le moissonner. Sur les conseils des experts (l'association Pastel, qui conserve et remet au travail des machines agricoles anciennes), il fut décidé que la moisson aurait lieu le 8 juillet, en fin de journée, pour éviter les grosses chaleurs et faciliter l'accès aux citadins... La superficie du champ autorisait cette facétie, même si les moissonneurs ne disposaient pas du matériel moderne, même si les faucheurs étaient pour certain un peu vieux et prenaient plus de pauses qu'en leur jeunesse...

MG 0768On faucha donc. On faucha d'abord comme autrefois, avant la mécanisation, quand la faux était l'apanage du paysan qui après en avoir longuement affuté le fil abattait les tiges d'un ample mouvement de balancier... Mais on faucha aussi avec du matériel plus moderne... L'association Pastel avait amené un vieux tracteur Mc Cormick des années 50 et une moissonneuse lieuse. Du matériel vieux de plus de 50 ans, mais qui fonctionnait encore. Il nous infligea bien quelques petites pannes, mais avec de vieux bouts de fil de fer, nos magiciens de la mécanique le remirent en marche...

Et la suite ? La suite à la fin de l'été, lorsque les gerbes seront bien sêches, on les battra à aureville avec une ancienne bateuse, pour obtenir du bon blé doré et des balles de pailles, et on le mettra dans le grenier.

Au printemps, ensuite, on le moudra, dans un moulin ancien, et on fera... du pain, mais cela, je vous le conterai en temps et en heure;-)

Mais si vous voulez connaitre tous les détails de l'opération, des débuts du projet à l'exposé des actions à venir en passant par les analyses et les réflexions sur celui-ci, le mieux est d'écouter ce qu'en dit Michel Sarrailh, son initiateur...

 

Et si vous voulez voir quelques images de cette moisson, feuilletez le diaporama...

 

Et pour mémoire, voilà ce qu'il en coûtait auterfois de glaner;-)

 

Par Patrick L. - Publié dans : Culture
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