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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:59

Invité comme co-conférencier  par le CANtm à une conférence débat sur le thème « Enseigner avec le numérique », je me suis rendu à la nouvelle adresse de l’association. L’adresse était prometteuse puisqu’il s’agissait du « Quai des savoirs ». Je m’étais dit qu’avec une telle localisation, on ne risquait pas de prendre le train en marche et que cela augurait bien pour quelqu’un comme moi avide d’innovation.

Le débat était à 18h, mais ceux qui me connaissent savent que je déteste être en retard et qu’en outre, je suis toujours très prudent dans mes prévisions. Je pars donc de chez moi en voiture avec une heure trente d’avance, je craignais les bouchons jusqu’au parking du métro. Chance, c’était fluide. Je prends le métro, jusqu’à la station Palais de justice. J’avais repéré que le quai des savoirs était au bout des allées Jules Guesdes. J’y vais d’un bon pas, ce qui fait que j’y arrive vers les dix sept heures et des broquilles.

Un grand porche, une grande cour, j’étais dans l’ancienne faculté des sciences de Toulouse, celle d’avant la construction du campus de Rangueil dans les années 60. Personne dans la cour, je vois une porte « Quai des savoirs ». Elle était fermée, mais on pouvait le poste sécurité au moyen d’un interphone. Comme mon avance était conséquente, je décidais d’attendre un peu la foule qui ne tarderait pas.

Au bout d’un quart d’heure, personne. En cas, je téléphonai à mon vieil ami Eric C. qui était aussi invité comme co-conférencier. Manque de chance, je tombe sur son répondeur. Je me décide alors à m’enquérir auprès du PC Sécurité. Je sonne, la porte se déverrouille, et j’accède à l’accueil. Je demande pour la conférence. « Je ne suis pas au courant ». Je précise qu’elle est organisée par Mr. B. « B. ? Je ne le connais pas. Vous êtes certain que c’est ici ? »  Je lui montre le mail annonçant la réunion. « Ah, à 18h ! Alors, ce n’est pas ici, il faut rentrer par le café du quai des savoirs. » Il m’explique alors qu’il faut ressortir, reprendre les allées Jules Guesdes, puis prendre la prochaine rue à droite et aller au café des savoirs.

Je fais comme il dit. La rue que je trouve est large mais semble plutôt une impasse. A droite, un grand bâtiment aux parois de verre. Est-ce là ? Je rentre, un grand hall vide… Et un énorme vigile qui m’intime l’ordre de lui ouvrir mon sac. Il est bien petit pour contenir une bombe et une AK42, mais je m’exécute. Il ya sur le côté un long bureau d’accueil où restent deux secrétaires. Je vais leur demander de m’orienter, elles ne savent rien de ma réunion… Décidément pas de chance. C’est alors que je crois reconnaître surgissant d’un couloir André B., l’organisateur de la réunion. Je l’aborde. C’est lui, mais il me dit juste que la réunion est à l’étage et qu’il a quelques problèmes car les hôtesses d’accueil ne lui permettent pas de poser une affiche pour guider les invités. « Je reviens… » et il sort… J’attends un moment. Sonnerie du téléphone, c’est Eric C. Il part de l’université et m’annonce qu’il sera là dans un quart d’heure, mais il ne connait pas les lieux et me demande de l’attendre.

Je prends mon mal en patience.

Une vieille dame arrive. Elle est un peu perdue. Le vigile la fouille pour vérifier qu’elle n’est pas une terroriste armée de mauvaises intentions. La vieille dame tremble un peu, mais elle comprend les questions de sécurité. Elle demande si la conférence est ici. Les hôtesses lui répondent qu’elles n’en savent rien, aussi, je l’aborde pour la rassurer et lui conseiller d’attendre les autres participants.

L’heure prévue pour débuter approche et Eric n’est toujours pas là, quand à André B., il n’est toujours pas revenu. D’autres personnes sont arrivées. Nous sommes une petite dizaine à patienter quand une jeune fille surgit d’un couloir pour nous inviter à la suivre pour se rendre à la salle de réunion. Nous la suivons dans un long couloir vide. Elle s’arrête alors et nous déclare qu’au bout du couloir, nous devons prendre l’escalier à droite et aller au premier étage. Et elle rebrousse chemin. Je décide de prendre la direction de la petite troupe et courageusement j’avance. Au bout du couloir… Oui, il y a bien une porte fermée, mais elle est en verre et on voit derrière un… Non, deux escaliers. En l’examinant, je suis rassuré : il s’agit d’un escalier à deux branches qui se rejoignent à l’étage. Nous l’escaladons donc… Et nous voici devant une porte close. Avec appréhension, j’essaie de l’ouvrir. Oui, elle s’ouvre… Sur un long couloir déserte… Mais il y a une porte ouverte au bout…

Et là, miracle, nous sommes arrivés et il y a déjà une vingtaine de personnes. André B. lui aussi est là. D’où sont-ils sortis ?

Je m’installe, quelques minutes d’attentes, il est maintenant 18h passées, Eric n’est toujours pas là. André B. décide de lancer la réunion, il prend la parole, ouvre le débat, s’excuse de l’absence d’Eric, lorsque soudain, à ma plus grande honte, mon cellulaire se me t à lancer les premières notes de Roxane… Je m’n empare, c’est Eric ! Je décroche tout en m’excusant et annonçant qu’on l’a retrouvé ! 3je suis perdu, je ne sais par où l’on rentre ! » Je viens te chercher ! » lui répond-je, et laissant tout en plan, en bras de chemise, je me lève et parcours à rebours le long chemin que nous avons suivi pour rallier la salle de conférence. « Je suis devant un café… » me dit Eric. « Ne bouges-pas tu es juste en bas, je viens ! »

Je traverse le couloir, dévale les escaliers, retourne dans le grand hall d’entrée. Il est désert. Pas d’Eric… Juste une dame qui pousse un chariot d’entretien. Au fond du hall, la salle du café des savoirs. Je distingue deux personnes. J’y cours. Pas d’Eric. J’essaie de rentrer dans la salle du café, mais les deux ventaux sont fermés et je ne peux les ébranler. Passons par dehors. Je reviens à la porte d’entrée. Le vigile est parti… Une fouille de moins ! Je pousse la porte. Bloquée. La dame au chariot me dit que tout est fermé… Qu’il n’y a plus personne. Quelle poisse. Je n’ai plus qu’a retourner à la conférence et à appeler Eric pour lui conter mon échec.

Retraversée du hall, le long couloir, la porte de verre. Je la pousse. Elle est close !!! Verrouillée. Je commence à m’inquiéter. Je reviens vers le hall. Chance, un retardataire le traverse. Je le hèle, lui bredouille mes malheurs, l’implore de m’ouvrir la porte de verre. Magnanime, il m’accompagne jusqu’à elle, brandit son sésame et ouvre la récalcitrante. Je n’ai pas le temps de le remercier qu’il a déjà tourné les talons. Je pousse la porte, pose un pied sur la première marche de l’escalier. J’entends déjà la porte de verre qui se reverrouille. Je monte l’escalier. Je suis essoufflé… Le palier… Je suis presque retourné… Il va falloir rappeler Eric… La porte… Verrouillée !!! Me voici bloqué entre deux portes verrouillées… Tout le monde doit être parti et tout est maintenant clos jusqu’à demain matin je suppose… Je vais devoir passer la nuit là ! J’essaie à plusieurs reprises d’ouvrir la porte en appuyant sur la poignée. Rien. Et je vois bien le verrou qui me nargue. La salle de conférence est au bout d’un long couloir. Je frappe à la porte. Ils ne peuvent pas m’entendre de là-bas… Je frappe encore… Encore… Quelle galère… Et tout ça pour rendre service… Je frappe encore… Je désespère… Quand soudain, la serrure claque et la porte s’ouvre… Un gros bonhomme est là, il allait partir me dit-il… Je lui présente mes plus plates excuses pour le dérangement, essaie de lui expliquer qui je suis, mais j’ai bien l’impression qu’il s’en contrefiche… Il partait… Et comme il avait pris un peu de retard… Alors, je le suis dans le long couloir. A son extrémité la porte de la salle de conférence. Mon sauveteur suit le couloir à gauche vers la sortie je suppose, et moi, je reviens dans la salle de conférence. La salle s’est encore remplie, et… Eric est arrivé… Je suis confus. Je retourne à ma place en bredouillant des excuses à toutes les personnes que je bouscule tant les sièges sont serrés…

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Publié par Patrick L. - dans Culture Education
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 11:50

Me voici devenu éditeur...

Début 2012, apple propose un logiciel pour faciliter la publication de livres numériques sur l'iBookStore. L'initiative me séduit, je télécharge l'outil, je l'essaye.

Comme coup d'essai,je me propose de réaliser une publication numérique de "25 rue Emile Zola", le livre de souvenirs posthumes de mon père que j'ai publié de façon classique (un livre papier) l'année dernière. Comme l'impression papier coute cher et que j'ignore si le livre aura un lectorat suffisant, je le publie avec un tirage très faible (200 exemplaires!). Son succès inattendu à Carcassonne où Gaston Lanneau était connu me fait faire un nouveau tirage. Il me reste quelques exemplaires encore mais je ne sais pas si un nouveau tirage se vendra... Et voici l'opportunité de l'édition électronique...

Me voilà donc attelé à l'apprentissage d'iBook Author, l'outil de publication d'Apple. Peu de documentation, on doit patouiller un peu, mais finalement, j'arrive à un résultat, et je tente la publication. Ouvrage acceptè par Apple au bout de quelques jours. Et là, quel n'est mon étonnement. Il est accessible depuis 32 pays, et il n'est pas de jour sans qu'il n'y ait au moins un téléchargement. En deux mois, plus de 400 exemplaires sont téléchargés... Je ne m'attendais pas à cette diffusion... En outre, le lectorat est très diversifié puisque les "acheteurs" du livre sont non seulement français, mais aussi allemands, italiens, espagnols, américains, canadiens, australiens, même et j'oublie encore des nations...

 

25 rue Emile Zola - Gaston Lanneau

On peut déposer dans les blogs ou autres publications électroniques des bouton de lien direct... C'est très pratique.

Alors, cela m'a donné des idées...

Et si je publiais de la même façon ce petit opuscule que j'avais publié autrefois aux éditions Itinéraires, "Liquéfaction" ? Aussitôt dit, aussitôt fait, mais cette fois, j'allais pouvoire faire mieux que pour l'édition papier. Liquéfaction avait été écrit pour illustrer une exposition de photographies de Luigi Zuccante. J'ai donc réintégré dans ma publication les photos de Luigi et créé le livre dont nous avions révé mais que nous n'avions publié faite d'argent...

Alors, cliquez sur ce bouton, Liquefaction - Patrick Lanneau & Luigi Zuccante et téléchargez Liquéfaction...

Mais il ne faut pas en rester là... Vient de paraître sur l'iBookStore un roman de Luigi Zuccante qu'il a publié aux éditions Itinéraires en 2005, mais dont la version papier est épuisée. Il s'agit de "Théo file au sud", illustrée, comme Liquéfaction, de ses magnifiques photos. Accédez y directement avec ce bouton :

Liquefaction - Patrick Lanneau & Luigi Zuccante

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Publié par Patrick L. - dans Culture
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 15:36

Vous vous en souvenez, au début de l'été, les habitants de Saint Orens avaient moissonné le blé de leur champ municipal. Ils y avaient planté une ancienne varité locale, la bladette de Puylaurens, et comme je l'avais raconté ici, ils l'avaient moissonné avec les gestes d'antan, et la sagesse ancestrale de l'association P.A.S.T.E.L. d'Aureville qui était venu avec ses faucheurs à la faux, son tracteur des années 50 et sa moissonneuse Amouroux.

Nous en étions restés là, les gerbes avaient d'abord séché sur le chaume du champ, puis engrangé.

Avec la fin de l'été, le temps était venu de le battre pour obtenir le bon blé qui ferait ensuite de la bonne farine  pour confectionner un pain savoureux.

L'opération devait se dérouler à l'occasion du Campestral de septembre à Aureville.

  MG 0806

Vous pensez bien que j'y étais pour représenter nos concitoyen et voir enfin le grains d'or de notre blé...

 

Par ce beau dimanche après-midi de la fin de l'été, me voici donc parti sur les routes des coteaux du sud toulousain. Bien qu'arrivé assez tôt à Aureville, il y avait déjà beaucoup de monde sur le grand champ qui avait été dégagè au bas du village pour accueillir le Campestral. Il y avait une multitude d'engins agricoles dont certains fort anciens puisqu'on pouvait même contempler des machines à vapeur à vocation agricoles. Monstres fumants et trépidants servis par de nombreux opérateurs qui se chargeaient qui de graisser, qui de charger et entretenir la chaudière, qui de surveiller la pression. Et il en fallait en core d'autres pour s'occuper des engins qu'entraînaient ces engins.

MG 1854

On voyait bien à ces larges roues d'acier qu'il s'agissait des ancètres des tracteurs actuels, mais avec leurs grosses cheminées et les flammes qui sortaient de leurs antrailles on pensait aux anciennes locomotives vues sur les illustrations montrant la révolution technologique de la machine à vapeur...

Il y avait comme cela plusieurs dizaines de tracteurs de toutes les époques, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, pour la plupart rutilants comme s'ils sortaient de leur atelier de fabrication... Il y avait bien d'étranges surprise. Ainsi, je vis un tracteur Alfa-romeo, et même un trépidant "porsche diesel"...

 

Mais je n'étais pas venu pour cela. J'étais en mission. Il me fallait surveiller notre blé... Voir s'il était bien là et assister à son battage pour porter témoignage à mes concitoyens que tout se passait bien et que l'on pourrait espérer au printemps manger le pain pétri dans la farine fabriquée avec notre blé municipal...

 

Je n'eus pas à chercher longtemps. La bateuse était tout au bas du Campestral, et on la voyait de loin tant elle était gigantesque...

MG 1971

Plus de 10 mètres de long, plus de trois mètres de haut... Faite de bois et de fer elle reposait sur de grandes roues de fer calées sur le sol pour qu'elle ne bouge pas malgré les vibrations...

Elle était entraînée par un jeu de larges courroies de toiles, et l'une d'elles, plus longue que les autres, reliait la batteuse à un tracteur dôté sur le côté droit d'un lourd volant d'acier. Les opérateurs eurent bien du mal à faire démarrer l'engin. Un homme qui titillait le moteur, un autre juché sur la machine qui réglait les manettes d'arrivée des gaz, un troisième enfin qui joiait les démarreurs en lançant d'une forte poussée le volant latéral. C'était lui qui était dans le plus grand danger car le volant était animé lorsqu'on le tournait de vigoureux soubresaut qui me faisaient craindre pour les membres de son servant. Il falut s'y reprendre à plusieurs reprise et les spectateurs commençaient à croire que l'on n'allait pas pouvoir battre les gerbes entassées dans une charrette au flanc de la machine.

MG 1887

Enfin, le moteur partit entraînant la courroie et mettant en branle la batteuse.

C'était parti... Depuis la charette, on envoyait les gerbes à la machine au sommet de laquelle étaient juchés deux hommes qui dans le souffle rauque du monstre enfournaient le gerbes dans ses antrailles.

MG 1925

L'air était empli de poussière, à un bout de la machine on avait mis des sacs qu'elle remplissait de blé cependant qu'à l'autre bout, elle poussait à grands cris rauques la paille qu'un bras gigantesque à grands mouvements pressait en balles que les hommes chargeaient sur les épaules, les accrochant d'un solide crochet de fer pour aller les empiler un peu plus loin.

MG 1910

J'avais déjà vu cela, mais c'était il y a bien longtemps. Je n'étais alors qu'un tout petit enfant dans le village entre Fanjeaux et Mirepoix où mon père était instituteur.

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Publié par Patrick L. - dans Culture
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 11:50
Le 8 juillet 2010, on a moissonné à Saint-Orens -de-Gameville !

Il s'agissait d'une initiative de la Mairie de Sant Orens. L'idée était de Michel Sarrailh, adjoint chargé du développement durable et figure verte de Saint Orens. Il est à l'initiative de nombreuses actions dans notre petite ville et est en particulier le président de l'association Café'in, café citoyen.

Cette fois, l'idée était de rendre aux citoyens leur mémoire... Car qui sait encore comment on fait notre pain nourricier ?

La ville de Saint Orens a donc eu l'idée d'une initiative pédagogique qui s'étalera sur tout un an. De la moisson à la dégustation du pain...

Tout débute par un projet proposé par le Conservatoire Botanique de Midi Pyrénées visant à réintroduire des plantes messicoles (il s'agit de plantes qui poussaient en association avec les céréales, comme le bleuet). On avait déterminé un espace pour faire un semis sur un terrain municipal de la vallée de la Marcaissonne. Ce terrain étant en jachère depuis plusieurs années, l'idée est venue de semer en même temps du blé et des plantes messicoles...

On le sèmera de blé. Mais pas n'importe quel blé, un blé traditionnel, un blé ancien que l'on cultivait autrefois dans la région. Un agriculteur tarnais avait conservé quelques sacs de Bladette du Puylaurens, une variété locale dont on trouve la trace dans la littérature dès 1829... On se faisait un peu de soucis, il s'agissait de semance bien vieille, oubliée dans un grenier, mais finalement, elle a germé, et poussé... Et elle a donné un beau champ de blé !!!

MG 0854Et lorsque l'été s'en vient, le blé est mûr... Il faut le moissonner. Sur les conseils des experts (l'association Pastel, qui conserve et remet au travail des machines agricoles anciennes), il fut décidé que la moisson aurait lieu le 8 juillet, en fin de journée, pour éviter les grosses chaleurs et faciliter l'accès aux citadins... La superficie du champ autorisait cette facétie, même si les moissonneurs ne disposaient pas du matériel moderne, même si les faucheurs étaient pour certain un peu vieux et prenaient plus de pauses qu'en leur jeunesse...

MG 0768On faucha donc. On faucha d'abord comme autrefois, avant la mécanisation, quand la faux était l'apanage du paysan qui après en avoir longuement affuté le fil abattait les tiges d'un ample mouvement de balancier... Mais on faucha aussi avec du matériel plus moderne... L'association Pastel avait amené un vieux tracteur Mc Cormick des années 50 et une moissonneuse lieuse. Du matériel vieux de plus de 50 ans, mais qui fonctionnait encore. Il nous infligea bien quelques petites pannes, mais avec de vieux bouts de fil de fer, nos magiciens de la mécanique le remirent en marche...

Et la suite ? La suite à la fin de l'été, lorsque les gerbes seront bien sêches, on les battra à aureville avec une ancienne bateuse, pour obtenir du bon blé doré et des balles de pailles, et on le mettra dans le grenier.

Au printemps, ensuite, on le moudra, dans un moulin ancien, et on fera... du pain, mais cela, je vous le conterai en temps et en heure;-)

Mais si vous voulez connaitre tous les détails de l'opération, des débuts du projet à l'exposé des actions à venir en passant par les analyses et les réflexions sur celui-ci, le mieux est d'écouter ce qu'en dit Michel Sarrailh, son initiateur...

 

Et si vous voulez voir quelques images de cette moisson, feuilletez le diaporama...

 

Et pour mémoire, voilà ce qu'il en coûtait auterfois de glaner;-)

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 17:27

Nous nous croisons avec Luigi Zuccante depuis tant de temps que j'en ai perdu le compte... Nous avons fait ensemble nos humanités au lycée Berthelot à Toulouse puis à l'université du Mirail, nous avons enseigné quelques années dans le même lycée, nous habitons à quelques rues l'un de l'autre, et voici que pour réchauffer mes vieux os, j'ai trouvé un pied à terre marin à quelques kilomètres de celui où il se ressource depuis quelques années. Il avait lu mon article sur les pêcheurs de Port Barcarès et cela lui a donné l'idée de me parler d'une exposition de peinture qu'il a vu à Gruissan.

Il s'agit d'une vieille dame qui a exposé à la galerie d'art contemporain Phare-Sud de Gruissan, Mireille Richefort.

http://gruissan.blogs.lindependant.com/media/01/02/984827466.JPG

 

Luigi m'a envoyé quelques reproductions de ses oeuvres et j'avoue que j'ai été assez impressionné par leur qualité. Luigi, de son côté en a été si enthousiasmé qu'il a acheté plusieurs tableaux de Mireille Richefort et envisage d'organiser une exposition de ces oeuvres (je vous tiendrai au courant de cette initiative).

richefort 15-07-2010 13-25-12 0001Evidemment, quelques grincheux vont me dire que l'on a déjà vu ça, que Chagall n'est pas loin. Certes. Mais il a quelque chose dans cette peinture d'autre que ce que fit Chagall. Non pas que Mireille Richefort dépasse Chagall, je me garderai bien d'énoncer une telle sottise. Chagall est Chagall à nul autre pareil. Mais Mireille richefort n'est pas une imitatrice de Chagall. Non, ce qui m'a séduit dans ses peintures, c'est qu'elles m'on évoqué... Jacques Tati...

Je ne sais si ce sont les couleurs, les personnages, l'ambiance festive des thèmes, mais j'ai eu l'impression de retourner dans jour de fête. Surtout lorsque l'on pense à la version originelle colorisée de ce film...

Les sujets de Mireille Richefort, ce serait donc d'une certaine manière le Jour de Fête de Tati transposé des bords de la Marne et du bassin parisien aux bords de l'étang de Gruissan et au bassin méditerranéen...

 

Vous pouvez voir un article à propos de Mireille Richefort .

détails 13-28-31 0012

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