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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 13:20

Jour de grande transhumance. Aujourd’hui, nous quittons Patras pour revenir au bercail. Long voyage en perspective. Mais les organisateurs du RIFEFF ont tout fait pour nous simplifier cette épreuve. Thierry Karsenty à fortement insisté auprès de notre ami Vassili Komis pour qu’il organise le transfert Patras-Aéroport d’Athènes. Etant donné les circonstances politiques si particulières, c’était quasiment mission impossible puisque ce 5 juillet était jour de référendum. En outre, des mesures avaient été prises pour transporter prioritairement les grecs qui retournaient voter chez eux… Mais les ressources de Vassilis sont inépuisables et quasi surhumaines. Dès le voyage à Olympie, il établissait la liste de ceux qui souhaitaient bénéficier d’un transport spécial colloque pour l’aéroport, et en fin de journée, il nous annonçait qu’un bus viendrait nous prendre à cinq heures cinquante cinq à l’hôtel. Et tout s’est passé exactement comme cela, ce qui fait que la longue route côtière entre Patras et Athènes n’a eu de fatigant que sa longueur.

A Athènes, le bus nous a déposé juste à la porte des départs de l’aéroport. Embarqués à midi pour Paris, une heure d’attente à l’arrivée avant le décollage de l’avion pour Toulouse. Le temps semblait clément à Paris, d’autant que nous craignions la canicule qui régnait en France lors de notre départ.

Voyage vers Toulouse un peu plus long, surchargé par la profusion d’enfants voyageant seuls pour rejoindre leurs grands-parents pour cause de vacances, et à l’arrivée, la canicule !!! Nous aurions peut-être mieux fait de rester à Patras…

Pour les actes du colloque, j’avais déjà tout déposé sur le site du RIFEFF avant notre départ. Je suis donc tranquille sur ce point.

Maintenant, il faut traiter les photos et les déposer sur ce blog pour l’illustrer…

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Publié par Patrick L. - dans Grèce RIFEFF ESPE 2015
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 12:46

Retour d’Olympie. Il fait chaud, très chaud. En entrant dans ma chambre, j’ai gouté la fraîcheur qu’il y faisait. J’ai regardé le thermomètre de la clim. Elle était éteinte. Elle s’éteint lorsque l’on sort. Il faisait 31°. Je l’ai mise en route et depuis, je sens sa fraicheur envahir peu à peu la chambre... Il est 17h30, heure grecque et nous sommes partis ce matin à 7h 45. Deux bus pour tous les congressistes qui avaient ainsi prolongé leur séjour. Longue route jusqu’à Olympie. Le bus a choisi la qualité de la route il a donc suivi la côte sans beaucoup s’en éloigner plutôt que de passer par la route directe au travers des montagnes du Péloponnèse.

3 colonnes à la Une...

3 colonnes à la Une...

Olympie est une toute petite ville uniquement consacrée à la mise en valeur des restes mis à jour des lieux où autrefois, cinq jours durant, tous les quatre ans, les grecs se rencontraient dans des joutes sportives. A cette occasion, ils déclaraient une trêve pour tous qui durait quatre mois, car le voyage était long pour ceux qui venaient des peuples les plus éloignés,ceux de Macédoine, ceux des îles de la mer ionienne, ceux de Sicile, ceux des villes d'Asie mineure...

Colonne Dorique

Colonne Dorique

En ce temps là, Olympie était juste un lieu cultuel où personne n’habitait. Olympie n’était terre d’aucun nation, et c’est pourquoi elle était terre de toutes les nations de l’Hellade. C’étaient les citoyens d’Elide, la cité la plus proche, qui étaient chargés de l’entretien des lieux, au service des dieux de l’Olympe et des citoyens de toutes les cités état de Grèce et de Grand Grèce.

La Tholos d'Olympie

La Tholos d'Olympie

Aujourd’hui, il y a quelques habitants pour tenir les petits commerces à l’intention des touristes, boutiques de souvenirs divers, buvettes, bars, tavernes... C’est dans l’une d’elles que nous avons mangé, après notre visite, un repas typiquement grec. Quelques petites spécialités grecques en entrée, et pour moi un plat de poisson. Il ne valait pas le poisson que j’avais mangé en Grèce il y a quarante ans. On dit que les grecs, du fait de la surpêche, n’arrivent plus à trouver de poisson. Je suppose qu’ils se contentent de poisson de substitution surgelé que leur livre l’Europe après avoir vidé la Méditerranée qui les nourrissait depuis l’antiquité à grand renfort de navires usines...

Rien que pour cela, soutenons le NON au référendum de demain !

A ce propos, nous devons faire attention pour dire oui ou non, puisque non se dit « oxi » et que oui se dit « nei », soit presque l’inverse de nos mots. En outre les mouvement de la tête sont inversés. Pour dire non, je dis « oxi » et je hoche la tête de haut en bas. Pour dire oui, je dis « nei » et je secoue la tête de droite à gauche. Cela complique les choses pour un référendum...

Mais revenons aux choses sérieuses, la visite... Une guide nous accompagnait pour nous expliquer l’espace que nous visitions. J’en avais un souvenir très vague car je n’avais visité les lieux que lors de mon premier voyage en Grèce, en classe de première. Je pense qu'ils n’ont pas beaucoup changé, mais ma mémoire reste très brumeuse... J’ai donc en quelque sorte découvert Olympie comme un visiteur vierge de souvenir, et ma jubilation était grande devant ces lieux qui me parlaient silencieusement. A mon retour en terre connue, j’agrémenterai ce blog de quelques photos qui parleront pour mon émerveillement.

Grèce 2015, RIFEFF, 4 juillet.

Tout cela sous la chaleur du soleil grec et le vacarme des cigales. Après notre repas, nous avons paressé un peu à nos tables à l’ombre, et les petits oiseaux sont venus prendre leur dime, à quelque centimètres, peu farouches, ils venaient nettoyer les miettes que nous avions laissées sur les tables...

Ensuite, le retour en bus. De lui, je ne saurais dire grand chose car je crois que je me suis assoupi. A un moment, j’ai ouvert les yeux, et j’ai vu toute la ville de Patras avec au fond son célèbre pont. Puis, je suis resté entre deux ensommeillement desquels je n’ai pu sortir qu’à notre arrivée. Je crois que je vais aller maintenant me reposer un peu...

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Publié par Patrick L. - dans ESPE Grèce 2015 RIFEFF
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 11:26

Ce matin, avant de reprendre le colloque, j’assiste à l’assemblée générale du RIFFEFF. C’est Thierry Karsenty qui ouvre la séance en rappelant les activités passées de l’association.
Nous allons écouter ensuite les communications en choisissant selon les titres qui nous attirent le plus. Tout cela jusqu’à midi où Constantin officie en séance plénière. Il n’est pas question de ne pas assister à la conférence de Constantin ! D’abord, parce que c’est un ami, ensuite parce qu’il dit souvent des choses très intéressantes. Pour l’instant, les techniciens essaient de résoudre les problèmes techniques qui empêchent Constantin de faire ce qu’il voulait : nous montrer des ressources en lignes souvent ignorées, et il connait des vallées ignorées ou les pépites abondent... La salle se remplit peu à peu drainant les participants aux divers ateliers, les tekkies sont maintenant 3 autour de la machine de Constantin. Ils me font penser aux médecins de Molière...

....

Miracle, au dessert de la collation de midi (que nous avons prise vers 13h30), il y avait du yaourt grec. Je m’en suis gavé, les yeux mi-clos en pensant à celui que je mangeai il y a quarante ans... Il n’y avait pas de miel pour l’édulcorer, mais de la confiture de cerise, et elle était délicieuse !

Retour au travail pour les dernières conférences par thème avant la pleinière où les présidents de thématique ont fait le bilan de chacun des thèmes abordés. T. Karsenty a alors pu clore le colloque.

La photo officielle...

La photo officielle...

Après un rapide retour à l’hôtel pour poser nos tablettes ou laptops, nous sommes tous partis visiter la ville. Notre groupe de l’ESPE de Toulouse s’est associé à un collègue de l’ENS de Lyon et une collègue de l’ESPE de Versailles pour visiter la vieille ville. Exténuant ! D’abord, montée tout en haut de la ville jusqu’à l’ancien château, en grimpant un interminable escalier. Il était décoré d’une gigantesque banderolle du PC grec appelant à voter NON au référendum de Dimanche. J’ai fait une photo pour ma maman pour qu’elle voit que son passé était toujours vivant... Z signifie en grec Il est Vivant... Cela me rappelle des souvenirs cinématographiques lointains...

OXI ! le non du parti communiste grec !

OXI ! le non du parti communiste grec !

Tout en haut de Patras, il y a l'ancien château. Nous n'avons pu le visiter car il était trop tard et il était fermé. Mais nous avons pu découvrir la vieille ville, ses rues étroites, ses maisons souvent en mauvais état. Les petites placettes ombragées où nous nous sommes désaltérés, et d'où l'on pouvait voir la ville s'étaler à nos pieds, la mer , et les îles lointaines...

Patras vue des hauteurs...

Patras vue des hauteurs...

Redescente vers le port par une rue piétonne bien sympathique où l’on ne trouvait que des estaminets ou des restaurants, mais tout était bondé et nous avons eu du mal à trouver un endroit où manger. Pour moi, ce n’était pas bien grave, car la fatigue de notre périple (plus de huit kilomètres !) m’avait coupé l’appétit... Nous descendons donc notre rue lorsque nous entendons un vacarme puissant nous approchions d’une grande place. Et l’on entendait un discours rageur porté par le vent, puis, nous voyons des éclat rouges une forêt de rouge, le rouge des drapeaux rouges frappés du sigle du parti communiste. C’était un meeting qui appelait au non... La Grèce vit un moment historique me disait à midi une collègue de l’université de Patras et vous pourrez dire plus tard, de retour chez vous : « J’y étais... ».

Plus loin, sur une autre place directement sur le port, un autre meeting. On y appelle aussi au non ! mais je n’ai pu comprendre qui le menait car nous étions pressé, le bus qui devait nous ramener à notre hôtel n’attendrait pas. Je pense cependant qu’il s’agissait d’un meeting de Syryza...

Et nous voilà donc rentré... Je suis exténué. Et demain, il va falloir se lever tôt car le bus qui nous amènera à Olympie part à 7h45. Lever donc à 6h45. Je vais donc aller me coucher, et pour reprendre une célèbre citation cinématographique, « je vais mettre la viande dans le torchon... »

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Publié par Patrick L. - dans Grèce RIFEFF ESPE 2015
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 07:28

Après une longue journée de route, nous sommes enfin arrivés à Patras ! A notre descente d’avion à Athènes, nous étions attendus par une des organisatrices du colloque. Nous avons attendu que les autres participants arrivant en fin d’après midi soient là, et nous avons pris un bus spécialement affrété. Quelle route ! quatre heures pour arriver à bon port...J’ai entrevu en chemin, l’espace d’une seconde à peine, le canal de Corinthe taillé directement dans la roche rouge de l’isthme, et nous n’avons pas quitté la mer de tout le long de la route... Sur la dernière partie de la route une petite pluie nous a rafraîchi.
Arrivés à l’hôtel, nous avons rencontré Constantin qui terminait la préparation de la journée de demain avec les autres organisateurs. Nous avons pris possession de nos chambres. La mienne est parfaite, vaste, confortable, elle a vue sur la mer, mais je verrai mieux cela demain, quand il fera jour. J’ai posé mes affaires, et me suis connecté au réseau en wifi.

Ouf, j’avais repris contact avec le monde. J’étais soulagé. J’ai donc pu redescendre au lobby retrouver mes collègues avec qui nous avions projeté d’aller manger quelque chose avant de revenir nous reposer. J’ai juste mangé une salade tomate. J’aurai voulu manger un yaourt au miel comme j’en avais mangé lors de mon dernier voyage en Grèce, il y a une quarantaine d’année, et je l’ai demandé à la serveuse. Hélas, elle n’en avait pas...
J’espère que demain, je pourrai en trouver...

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Publié par Patrick L. - dans ESPE Grèce RIFEFF 2015
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 14:28

La canicule arrive à Toulouse, mais l’inquiétude pèse sur notre destination de fin de semaine… La presse annonce des catastrophes et nous avise déjà que si les banques grecques ne limitent pas l’argent que les étrangers peuvent retirer des distributeurs automatiques, de toute manière, la plupart sont déjà vides…

Bonne nouvelle cependant, les organisateurs nous avisent qu’ils ont réussi à affréter un bus à l’aéroport d’Athènes pour amener les participants au colloque directement à notre hôtel à Patras. Cela devrait nous faire gagner une heure… Par contre, pour le retour, je redoute que nous ne devions passer par les transports en commun, c’est à dire, nous lever très tôt dimanche pour prendre le bus qui arrivera à Athènes à temps pour prendre l’avion du retour… Mais nous n’en sommes pas là…

Ma communication aura lieu le jeudi 2 juillet à 11H10 dans l’amphithéâtre I-4 de l’université de Patras. Normalement, le power point de ma présentation devrait être sur l’ordinateur de l’amphi, mais on me recommande de prévoir une copie sur clef USB. Par précaution, je vais en déposer aussi une sur ce blog, ainsi, mes lecteurs en auront la primeur ;-)

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Publié par Patrick L. - dans ESPE Grèce 2015 RIFEFF
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